1er jeu : une recherche dans le
dictionnaire pour trouver un petit bout de définition qui devra apparaitre dans
notre texte et une consigne « pour
moi, que veut dire ABSCONS ? »
« En
prendre trop à son aise », phrase communément utilisée qui permet de
définir, à la manière de Dali, l’absconnitude. Celle-ci vise à incommoder son
voisin par des comportements que l‘on peut qualifier d’abscons : aller
pisser devant sa porte, traiter sa femme de poule et son chien de clébard
miteux.
Annie
Un
abscons qui joue plusieurs instruments en même temps va nécessairement trouver
son envol difficile. S’échapper en portant beaucoup d’instruments musicaux,
c’est pas donné !!
Candy
Il était
vraiment inutile de posséder certains privilèges – essentiellement fiscaux
– d’ailleurs, de nos jours, il serait très mal venu que ces membres de la
petite noblesse ibérique profitent d’avantages heureusement obsolètes. Plus rien à faire de ces mesures hors d’âge ! Pourtant, n’existeraient-elles pas au sein de
nos politiques actuelles, devinez qui peut être concerné ?
Un abs
Con !?
Cécile
Un
abscons est un petit escargot qui ne pratique que la marche-arrière. Tous les
matins, il déroule sa coquille et, à reculons, part à la recherche de son
absconne idéale. Mais l’abscons est peu joyeux, peu aventureux, il agit
toujours avec austérité. Et comme il recule au lieu d’avancer, il regarde le
passé et jamais l’avenir. L’abscons restera seul une grande partie de sa vie, on
n’est pas près de voir des nuées de petits absconnets.
Françoise
On
dit de quelqu’un d’abscons qu’il agit à l’inverse de son subconscient. On peut
dire par exemple qu’il parle à bon escient et de manière très réfléchie. Pas de
place pour l’improvisation, tout est calculé. Nom commun masculin, se dit
« absconne » au féminin.
Non
propre : Petit frère de Tarascon.
Lucie
Cette
phrase « dégarnir d’habitants (une région, une agglomération) » me
semble assez absconse et, par conséquent, je n’en puis rien dire. Autrement,
l’adjectif abscons signifie « difficile à comprendre », voir
« tortueuse, tiré par les cheveux » ou alors simplement
incompréhensible pour moi.
Lucienne
Un
abscons est une petite grosseur qui surgit parfois à la base du cou après un
repas très gras ou très arrosé. Synonyme : petit abcès, abcès mignon,
furoncle joli. Pour s’en débarrasser, chauffer à blanc l’ensemble des
ustensiles en métal battu dont on se sert pour la cuisine et les appliquer un à
un sur l’abscons. Une fois l’abscons disparu, entreprendre un régime afin
d’éviter qu’il ne réapparaisse.
Margot
La
nymphe thessalienne aimée d’Apollon, est enlevée par lui et transportée en
Lybie où elle est élevée par la tribu des Abscons. Elle devient ainsi un
magnifique papillon dont la vie sera pourtant éphémère. Les abscons ayant pour
devise de vivre pleinement mais peu de temps.
Marie-Jo
Abscons
est un mot pas très malin que quiconque, fixe et ose employer, a son regard qui
se pétrifie.
Odile
Adjectif
qualificatif utilisé dans le milieu de l’art. Dérivé de l’abstractionnisme, il
permet de décrie une œuvre représentant la connerie humaine mais de manière
abstraite : comprendre qui le pourra et qui le voudra ! L’autiste se
sera ainsi libéré de l’objet de sa névrose sans atteindre quiconque
directement. Ex: Marie a gommé son dessin, il n’était pas assez
abscons : la bêtise méchante du personnage principal ressemblait trop à un
politique en vogue !
Remke
2ème
jeu :
des paroles tirées directement de la chanson de Dalida, un jeu de
questions-réponses qui font le tour de la table… beaucoup de mots, beaucoup de
raisonnements sans queue ni tête, quelques bijoux de famille… mais le tout est
impossible à transcrire !
3ème jeu : 10 expressions commençant par
« mot »
à compléter pour récolter des mots qui devront apparaitre
dans l’ordre, des romans choisis au
hasard dans la médiathèque: le titre servira de phrase de fin et la 1ère phrase de la quatrième de couverture du roman du voisin sera l'incipit. Mais évidemment, le tout
est enchevêtré entre les participants, on écrit avec les mots des
autres !
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un exemple parmi onze |
C’est
l’histoire d’un couple séparé par un extraordinaire événement. Après maintes
FIV, la femme a fini par accoucher d’un dourmidoux. Je sais, c’est une
histoire abracadabra, n’empêche que crotte de bique, j’ai
raison, ils se sont bien séparés après cette histoire ! il a bien
essayer de jouer avec le dourmidoux mais Aïe ! Il s’est fait
mordre plusieurs fois et il en a ras le bol. Pourquoi ce nom de
dourmidoux ? A mon avis c’est une anagramme. Welcome dans le
monde des mystères et la montgolfière nous permettra de prendre de la
distance, mais ne donnera pas toutes les réponses, même pas celles destinées au
triangle d’hiver.
Annie
Poussez
la porte à vos risques et périls… cette phrase me donne toujours envie de
pousser, de pousser très vite et très fort. Malheureusement pour moi, hier,
j’aurais dû me retenir car derrière la porte, cette fois, il y avait un chaton,
un chaton XXL ! Zut et zut et aussi WA !!! Car
les poils de chatons, surtout de chatons carottes me rendent malade. Ils
me montent aux narines : SPLATCH et puis rien, je tombe dans
les pommes. Pas facile de se relever, de revoir la lumière, de devoir
dire bonjour à ceux qui me regardent avec étonnement et curiosité.
Souvent, je me demande pourquoi, je me demande si j’étais née alouette,
j’aurais pu plus facilement éviter tout ça, tout cet héritage impossible.
Candy
Mademoiselle
ne veut plus travailler. Saperlipopette ! Non, je ne veux plus
travailler. C’est tout de même ma liberté de maman que de mettre
la clé sous la porte du bureau. Zut !! Je vais rentrer chez
moi et ne plus m’occuper de votre politique qui me fait mal au ventre,
engendre des flatulences et me fait faire des prouts. Tant pis
pour vous, je ne vous donnerai plus de bons conseils, je vais me faire des
tartines de fromage tartare avec du miel, un met de choix
sucré-salé que j’adore. En rentrant chez moi, je vais remettre mes robes chics
de parisienne, moi la femme du Vème.
Cécile
Comment
pouvais-je le savoir si la vie ne me le disait pas ? Pourtant c’était parti, j’étais lancée
dans cette vie code XXL, une vie qui allait être extra large, grandiose
en tout et pour tout. Pourtant, mon existence je l’ai démarrée sur le cul,
très loin des portes d’accès à l’ascenseur social. Vraiment, je n’avais pas à
dire Merci à qui que ce soit ! Ouha, je devais quand même
prendre un départ remarquable si je voulais vivre en XXL. Je suivi donc le vol
des abeilles qui faisaient BZZ BZZ par monts et par vaux, sans se
soucier de plaire au plus grand nombre. Je me suis fiée à mon nez, à mon
unique flair. J’ai parfois suivi des chemins emberlificotés, mais
finalement je m’en suis sortie pour trouver les choses essentielles et manger
la vie à pleine bouche. Et désolée si ça ne plait pas à la majorité
silencieuse. Je vis et c’est tout, jusqu’à ce que soudain tout change…
Françoise
Il y a encore quelques mois, Harry Rictes était
professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa
femme et sa fille, mais aussi avec son chat Alpaga et son petit chiwawa.
Un soir de novembre, gris, venteux et humide, Harry s’ennuie, Harry déprime.
Ainsi, s’enfile-t-il une bouteille de scotch puis décide de se rendre à
l’université en pleine nuit. Dix minutes plus tard, il arrive sur les lieux et
tombe dans l’entrée sur un grossier personnage vêtu comme un
gueux.
- Salut Grobinet, lui dit-il.
- Oh Paul, comme tu m’as fait peur ! (seul Paul l’appelait ainsi) Allons boire un verre pour nos retrouvailles
- allons à l’Araignée alors, il y a de très bons whiskys.
Et c’est ainsi que Harry retrouva, ou plutôt fut
retrouvé, par son premier amour. Oui, Paul, l’amour de sa vie, cet amour
interdit qu’il avait abandonné pour vivre une vie rangée avec une femme et une
enfant. Une vie en réalité rangée telle une malle de tricot,
c’est-à-dire pleine de nœuds et piquante comme une aiguille. Comment Paul
avait-il fait pour le retrouver après tant d‘années ? C’était tout
bonnement époustouflant, époustouflant comme un chien en train de péter !
Il était plein d’orgueil et préjugés.
Lucie
Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la
chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe.
Camille dormait sous la tente dans son duvet
acheté pour partir randonner en montagne avec des amis connus dans sa classe de
1ère au lycée. Ce petit groupe avait toujours eu espoir de se
retrouver dans la même classe l’année suivante. Par contre, Camille ne pourrait
pas rester déjeuner car depuis qu’elle ne mangeait plus de viande elle
voulait faire la révolution dans la manière de se conduire envers les
animaux. De plus elle pensait que la viande, que la plupart des gens mangeait,
était de la merde, du caca. Elle se disait aussi que seule, elle avait
peu de moyens d’action, voire on la traiterait d’idiote et alors un
grand vide s’installerait en elle. Un voyage à Jérusalem lui
permettrait peut-être l’étude de la philosophie des religions et la
ramènerait toujours vers son but ultime, l’amour sans classe comme dans Roméo
et Juliette.
Lucienne
Suite
au terrible secret, la fratrie se disloque dans des pesants non-dits. Ils
s’aiment mais l’amour ne suffit pas. Sans le mot de passe, et ce coup-ci
ce n’est pas « mdp », ils ne sauront jamais le secret si
terrible dont personne ne veut parler.
·
Bordel, crie le frère, comment as-tu
fait pour perdre le mot de passe et l’identifiant de ta boîte mail ??
·
Ce n’est pas la fin, répond la sœur, si on
ne peut pas ouvrir le mail de Tante Claire. Le secret ne peut pas être si
important !
·
Tu as essayé « zouzou » ?
demande la mère
·
J’ai tout essayé, même « tsé tsé »
·
Comment va-t-on récupérer son bon tuyau
pour la recette de spéculoos ? se lamente la mère
·
Comment sais-tu que c’est le secret ?? Elle
t’a fait un jeu fléché ?
·
Non, votre tante n’a pas assez d’humour
mais je sens le vent sucré de la Saint Nicolas et ça pourrait bien
influencer le grand secret.
Margot
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté
coincé dans une armoire IKEA… en fait, il l’avait fait exprès de s’enfermer
dans l’armoire car il en avait assez de garder les moutons iconoclastes dans
ce pays de chiotte. Personne ne le retrouverait dans cet endroit
insolite. Il avait pris de quoi manger et son doudou pour lui dire
« je t’aime » de temps en temps. Cela faisait des semaines
qu’il était là et paff ! un bruit soudain le dérangea alors qu’il
commençait à rêver de vallons, de l’embranchement des 4 chemins où
sa maman le déposait chaque matin pour aller à l’école des fakirs, avant
d’aller faire le berger. Avait-il eu vraiment raison de se cacher dans cette
armoire exigüe ? C’était le moment de se décider s’il était vraiment
capable de découvrir, sans trop de dommage encore, l’art de la
joie !!
Marie-Jo
Comment la vie dépend parfois du plus intime de nos
choix… C’était un câlin de Truiiam. « Merdum »
me dis-je, et il me répond « amen ». Alors, d’un même élan,
sortit de nos bouches notre mot secret « Aya ». Cela fit mouche
et nous tombâmes dans un gouffre de douceur où même un cruciverbiste
en aurait perdu la définition du mot chocolat. Et notre étreinte monta
comme une montgolfière, effleurant les nuages où cet amour engendra la
petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel.
Martine
Je te jure, Grégoire, qu’on ne se laissera pas trainer
dans la boue. L’amour conduit toujours à des vengeances glauques. Tapes
« azertiyop » sur ton clavier et tu vas voir ce qu’on va leur
mettre. Putain ! Mais c’est pas possible, pas maintenant !
Ils ont rempli l’écran de bisous, quels enfoirés ! Attends,
y a un truc qui cloche. Sors tes doigts du clavier, je m’y mets.
C’est bonbon la solution qu’ils nous proposent. T’as de la monnaie toi,
Grégoire ? Car le voyage proposé pour nous blanchir de tous soupçons, on
doit le faire en montgolfière, et rejoindre ce lieu hors du monde, ce
paradis fiscal, le manoir de l’éternité.
Odile
L’histoire en est simple : Elisabeth Bennet, qui
se croit dédaignée par Darcy, jeune-homme riche et hautain, s’amourache d’un
bel officier, Wickham. Ce dernier lui avait volé une bisounette derrière
un buisson de rhododendrons au bal des jeunes ladies du comté, ceci en lui
promettant la clé du bonheur bien évidemment ! Et merde à la
fin ! Pourquoi faut-il faire croire que les jeunes-filles de
bonne société sont prêtes à faire confiance au premier crétin
venu ? Cette naïveté fait écho à leur éducation où, tout au long de
leur enfance bénie, les lions surplombant les piliers du portail d’entrée
défient jours et nuits les anti-lions prolétaires. Mais l’aventure
au-delà des murs d’enceinte de la propriété parentale peut aussi être super,
même si elle ne cadre pas avec les idéaux des aïeux. « Dommage »
se disent-t-ils en la regardant sauter par-dessus les convenances et embrasser
avec fougue une vie qu’elle se sera choisie elle-même, une vie avec un peu
d’amour et beaucoup de chocolat !
Remke
je n'étais pas là, mais je lis avec admiration tous vos textes... cette imagination qui saute de mots en mots, c'est génial.
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