mercredi 1 avril 2020

comment devenir haijin


ou écrire des HAÏKUS,

si vous préférez.


     Dans sa forme, le haïku se compose de 3 lignes non rimées de 5-7-5 syllabes

     Dans le fond, le haïku fait la part belle à la Nature et aux cycles qui la renouvellent. 
On le concocte pour capter un instant de vie quotidienne, une sensation éphémère… 
Généralement, il y a aussi une pause-césure, qui donne le rythme, la dernière partie amenant son lot d’Inattendu. 
Le haïku supporte mal les effusions pathétiques, mais tous les sujets peuvent être abordés.


Ça, c'est  la théorie...



Maintenant, vous en faites ce que vous voulez, le principal étant d’écrire et de vous faire plaisir.

Et pourquoi pas appliquer, l’idée de Didier (celui-là même qui m’a fait cette proposition de promouvoir le haïku) : ne plus communiquer que par le haïku, entre familles et amis…


Alors, à vos calames en bambou

jeudi 26 mars 2020

une chronique du confinement


proposée par Anne Delobel

un dessin chaque jour

une histoire à suivre en cliquant à votre gauche;

"Carina Vi Russe"

Pour plus de lisibilité


 vous retrouverez vos commentaires et recettes en cliquant à votre gauche, au choix :

lectures du moment
     LE livre absolu
          grignotage de crise

mercredi 25 mars 2020

lecture du moment, 3ème


J'ai terminé le livre "Né d'aucune femme" de Franck Bouysse.
L'auteur, né en 1965, a enseigné la biologie et l'horticulture avant de se consacrer à l'écriture. Il partage aujourd'hui sa vie entre Limoges et un hameau en Corrèze.
L'histoire est basée sur "les cahiers de Rose". Une femme vient trouver le curé pour qu'il aille bénir le corps d'une femme à l'asile. Le curé s'approprie discrètement les cahiers cachés sous la robe de la défunte...et par  la lecture et la ré-écriture du curé, l'histoire nous est présentée.
Au début je me demandais : "qu'est-ce que c'est pour une histoire?" Il n'est pas fait mention d'une époque. C'est le lecteur qui suppose que ça a dû se passer au 18e? 19e siècle ? Toute l'histoire est baignée dans un tourbillon de forces manichéennes, le bien et le mal, la force de la nature, la force humaine, la cruauté, la douceur, des sentiments (si on peut parler de cela) tourmentés, poussés à l'extrême. A un certain moment, après un chapitre ou deux, j'ai réalisé que je me trouvais au beau milieu d'un conte cruel, genre contes de Grimm. Et j'ai tout à coup pensé aussi aux histoires extraordinaires d' Edgar Allan Poe. Et si je devais référer à la musique, les œuvres de Wagner. On n'arrive pas à se distancier de cette écriture, on est emporté ! Je n'ai donc pas peiné à arriver au bout!

Anne

lecture du moment, 2ème


J’ai envie de vous parler  d’un livre que je viens de relire il y a peu au sortie d’une grippe.  Je l’avais lu il y a longtemps , mais j’ai eu une autre approche à cette  seconde lecture . Je  l’avais aimé auparavant pour le pittoresque l’humour,   Il s’agit de « l’amant du pèbre d’âne » de Pierre Magnan, dont j’avais apprécié les précédents livres sur les enquêtes de l’inspecteur La Violette,  livres amusants pour la détente. L’auteur  mort il y a 6 ou 8 ans était  assez âgé quand il a  décrit dans « l’amant du pèbre d’âne » un monde fusionnel alors avec la nature de son pays des «  basses-alpes » ( appellation alors de la haute Provence). Il y raconte   son enfance adolescence jeunesse à Manosque,  se laissant  aller à la nostalgie. Pourtant  ce lointain univers  n’était pas facile, la mort était omniprésente.  Paradoxe, il y regrette dans ces pages  la vie d’antan ou du moins regrette-il la saveur des  impressions dans l’insouciance des premiers années. Au fil du temps, il énonce ses réflexions sur la  mort. Son constat de précarité l’a préservé de toute ambition.  Très tôt  il  comprit qu’ambition richesse n’étaient que leurres. Il prit comme modèle sa grand-mère, femme  endeuillée de multiples fois et à qui  le spectacle de trois violettes sortant pour annoncer le printemps donnait un sourire lumineux.    Pierre Magnan  a enfermé le monde de son enfance dans ses livres.  Peut-être ai-je été  sensible à son univers parce que proche du mien par certains coté malgré une différence de génération. Les auteurs sont souvent «  à la recherche du temps perdu », « de leur temps perdu » ; oui les temps se perdent, on les retient par l’écriture. Le monde de Pierre Magnan à l’époque de sa jeunesse n’existe plus que par son livre, cela est précaire , car mêmes les livres ne sont pas immortels, puisque il est connu que les « civilisations sont mortelles ». Lors de l’instant présent, les enfants adolescents  semblent perdre leur temps à tout observer et ressentir, ils font provisions sans le savoir de souvenirs.

Apprendre la précarité de la vie est un exercice difficile. Les mondes s’engloutissent. s’ensevelissent les uns derrière les autres ; de plus en plus vite. La génération née après guerre est la dernière a avoir   connu  un lien avec la nature. Un  lien qui est en train de s’anéantir remplacé par  un monde que je ne sais ni nommer ni définir. Ce n’est pas un commentaire très gai que je vous envoie, peut-être est-ce à cause de ce temps de coronavirus où la fragilité de la vie est accentuée, peut-être aussi cela nous permettra-t-il de retrouver un  lien  plus respectueux avec la nature…  

Pierre Magnan n’ a été connu et reconnu que fort tard dans sa vie. Je vous invite à lire son œuvre si vous ne le connaissez pas, vous y puiserez un grand plaisir. 

Dominique Schwob

lecture du moment, 1ère


Pas d’éblouissement mais de bons moments

Bien au chaud

En Arctique et en Sibérie

 De pierre et d’os   de Bérangère Cornut
La vie en Arctique d’une toute jeune fille inuite, au milieu des Esprits, de la chasse, du froid, de la neige, du vent, du groupe plus ou moins familial, de la promiscuité, du sexe….

Ce livre est paru en 2019, et deux ans avant B. Cornut avait fait paraitre « Née contente à Oraibi » roman sur la vie des indiens de l’Arizona.

 Les geôles de Sibérie   de Yohann Barbereau
L’histoire vraie d’un jeune attaché culturel français en poste à IRKOUTSK, capitale de la Sibérie orientale, dans les années 2010/2020.

Sa mise en prison, puis en hôpital psychiatrique, puis son évasion rocambolesque. Irkoutsk est à 5000 kms à l’Est de Moscou……

Vraiment intéressant de se plonger dans la vie à Irkoutsk à l’heure actuelle !

Marie-Noëlle

lundi 23 mars 2020

grignotage de crise, 1ère

les orties pointent leur nez

ramasser un bon  bouquet des sommités
les gants sont de rigueur, le masque ce n'est pas nécessaire !!!
les rincer
les blanchir 3 minutes (elles restent vertes !)
prendre des flocons d'une céréale que vous avez
ou sinon de la farine de ce que vous avez
pour une tasse  ajouter une demie tasse d'eau ou de lait
laisser gonfler
le temps de hacher les orties blanchies
mélanger avec un œuf, sel, poivre
les flocons
et sur une poêle huilée faites des petites galettes côté face et côté pile 

Odile

Chacun chez soi ne veut pas dire chacun pour soi

Dans le monde réel, il n’est plus question de se retrouver pour échanger nos impressions de lecture et nos expériences culinaires.
Qu’à cela ne tienne, nous le ferons grâce à ce monde de files et d’ondes qui nous permettent d’avoir internet.
Je vous propose donc que le blog soit un lieu de rencontres


- une 1ère rubrique pour échanger vos impressions et conseils de lecture ; que lisez-vous en ce moment, que conseillez-vous, ou pas? Attention à ne pas trop dévoiler l’intrigue.
- une 2ème rubrique : puisque théoriquement nous en avons, prenons le temps de réfléchir au livre qui nous a vraiment marqué et mettons en mots le pourquoi de cet éblouissement.
- une 3ème rubrique car, aux l’APÉRO LECTURE, l’apéro n’a rien à envier à la lecture. Partageons nos recettes  de grignotage de crise.  Que réaliser avec les fonds de placard, de congélateur, de jardin??

Envoyez-moi vos écrits par mail et je les diffuserai sur le blog  dans une des 3 rubriques : « lectures du moment »
OU « LE livre absolu » OU « grignotage de crise » à vous de me préciser dans laquelle des trois vous souhaitez être publié.

samedi 14 mars 2020

à épingler sur le frigo:


Eh oui, c’est arrivé.
Mais ne vous laissez pas mourir pour autant !

Lisez,
cuisinez,
promenez-vous dans la nature,
parlez à vos voisin, un mètre ça suffit pour s’entendre, 
et surtout, lavez-vous les mains…

mardi 10 mars 2020

lectures de mars

et ciel de mars

vous aurez un petit aperçu de ce qui s’est dit mardi dernier, en cliquant à votre gauche.



mais l’APÉRO-LECTURE

c’est aussi du grignotage de haute qualité

et des discussions qui virevoltent de thèmes en thèmes, selon les désirs de chacun.

lundi 9 mars 2020

le Printemps arrive d'abord à QUIRBAJOU !


Le Printemps des Poètes à Quirbajou
vous attend cette année 

le samedi 14 mars à 15h,
devant la Maison Jaune pour  
une sacrée balade électropoétique
(moyenne tension) aux alentours du village. Gratuite, la balade! Poètes et berger.e.s, enfants et ados, brebis et chèvres, musiciens et amateurs, voisins et curieux, chasseurs et chevreuils, pros et contre, bref quasi tout le monde est invité à serpenter avec nous, Valérie, Steve, Jean-Jacques, Gérard et Stéphane. 

Il y aura un buffet (payant celui-ci) vers 19h
pour ceux qui restent pour le soirée car 

à 20h30: soirée poésie à la Maison Jaune autour de Valérie Schlée et Steve Robins, entrée gratuite, participation libre, librairie ouverte, collation/ discussions à l'issue de la soirée.

mardi 3 mars 2020